Mesly, O., F-É. Racicot et Mesly, A.

Consumer Financial Spinning : How Investors Disconnect from their Initial Financial Needs, Goals, and Preferences

Le présent cahier de recherche présente le concept de « spinning financier du consommateur » (consumer financial spinning). Cela se produit lorsque les investisseurs (ou emprunteurs) réels ou potentiels perdent la trace de leur motivation initiale à acquérir des produits à forte valeur financière, de leurs buts et de leurs préférences, et s’engagent involontairement dans une sorte de roue de la malchance, ressemblant ainsi à des hamsters dans une cage en quelque sorte. Ils sont ainsi incités à dépenser et à s’endetter sans même s’en rendre compte. Ce document prend pour exemple la crise financière mondiale de 2007-2009 (Global Financial Crisis, GFC, ou crise des subprimes) au cours de laquelle l’utilisation de techniques marketing et financières par des vendeurs de prêts hypothécaires prédateurs (subprime) et des partisans d’une réglementation laxiste ont conduit les consommateurs américains à ignorer le piège de la dette qui les guettait. Nous discutons des résultats d’une expérience d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) que nous avons menée pour tester la cupidité, l’aversion au risque et le phénomène de spinning. Nous croyons qu’il s’agit là de la toute première tentative académique d’examiner le spinning financier en recourant à un outil expérimental régulièrement utilisé dans la recherche en neurosciences et en psychologie. Nous postulons que les régulateurs gouvernementaux devraient prendre en compte le rôle des tactiques marketing et financières incitant au spinning lors de l’élaboration de leurs politiques. D’autre part, les responsables marketing des institutions financières, qui s’efforcent d’éduquer les consommateurs et de les aider à réduire leur endettement, favorisant ainsi un meilleur pouvoir d’achat, bénéficieront d’une compréhension de ces comportements de spinning et adapteront leurs campagnes promotionnelles en conséquence. Nous pensons qu’il devrait y avoir des conséquences juridiques envers ceux qui invitent au spinning financier, car cette invitation est intentionnellement trompeuse et nuit au final aux consommateurs de produits financiers.

012-21
Gentzoglanis A.

New Paradigms for Sustainable Financial Regulation : An International Perspective

In most developed countries financial scandals, crimes and other misconducts are not tolerated and/or severely punished offenses. These wrongdoings are multi-rooted with devastating consequences. Some may affect a number of clients undermining the confidence of the markets as in the cases of Norbourg and Société Générale, while in other cases the pernicious effects are deeper, lasting and, above all, systemic, like the LIBOR scandal and the manipulation of foreign exchange and commodity benchmarks (Thompson, 2016). In the cases of widely shared misdeeds, the identification of a single culprit becomes extremely difficult.1 By and large, in these scandals, a great number of individuals is involved and this happens in various layers of the businesses. Due to the complexity of their intricacies, the amplitude of the offense takes time to get uncloaked. Because of their perverseness and extensiveness, the risks of contagion are great. Eventually, the latter becomes systemic, jeopardizing the entire national economy and in some cases the international financial system, as it was the case with the recent global financial crisis (GFC).

009-21
Coggins F., L. Drapeau et N. Yahyaoui

Les mécanismes de détection de la fraude en entreprise : un condensé de la littérature

Selon leur rapport annuel de 2016, l’Association of Certified Fraud Examiners (ACFE) a évalué que la valeur monétaire des fraudes en entreprise s’élève à 6,3 milliards de dollars pour la période qui s’étale entre janvier 2014 et octobre 2015, soit 5 % du chiffre d’affaires mondial. À ce montant s’ajoutent des pertes d’emploi et des dommages causés à la réputation des parties prenantes de l’entreprise frauduleuse ainsi qu’une perte de confiance du public envers les marchés financiers, influençant ainsi tant la liquidité des actions transigées que leur performance (Karpoff, Lee et Martin, 2008). Ces conséquences néfastes expliquent l’intérêt de la part des entreprises, des organismes réglementaires et des chercheurs universitaires à développer de meilleurs mécanismes et outils d’analyse afin de prévenir les actes de fraude en entreprise.

008-21
Mathieu C. et Y. Trudel

Cycles des crimes financiers et théorie des activités routinières

En s’appuyant sur la théorie de Cohen et Felson (1979), nous posons que les développements récents dans l’économie ont pu modifier les comportements et ainsi influencer la nature et le volume des irrégularités financières. Selon cette théorie, les changements dans les activités routinières sont liés aux fluctuations de la criminalité. Cohen et Felson ont élaboré cette théorie en observant que les activités routinières des individus s’étaient considérablement modifiées durant les années 1960 et 1970, ce qui a amené un nombre croissant d’opportunités criminelles. Ainsi, la dispersion des activités en dehors de la résidence, de la famille ou de l’organisation a fait augmenter le nombre d’opportunités criminelles, dont notamment le nombre d’infractions commis directement chez les résidences des particuliers.

007-21
Latulippe L.

Risque de réputation et transparence fiscale: un pas vers une prise de décision fiscalement responsable ?

Conceptualiser l’impôt sur le revenu des entreprises uniquement comme une dépense permet de justifier des décisions de gestion visant à mettre en place des planifications pour réduire ce coût. Cette perspective a dominé jusqu’à la fin du siècle dernier, les dirigeants et les actionnaires s’intéressant peu à l’importance de l’impôt des sociétés en tant que contribution à la société en général ou comme partie intégrante de la responsabilité sociale des entreprises. Ainsi, les planifications fiscales sont devenues un outil courant pour réduire la charge d’impôt, entraînant un profit plus élevé et un meilleur rendement pour les actionnaires, du moins à court terme. Les cas de certaines multinationales récemment médiatisés sont venus mettre en lumière le fait qu’avec les planifications fiscales, celles-ci arrivaient à diminuer considérablement leur charge fiscale, certaines d’entre elles la réduisant presque à zéro.

002-21

Vers une finance responsable intégrée

Groupe de recherche en finance responsable - GREFA

Lien vers la Chaire Desjardins en finance responsable :
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Le GReFA est un groupe de recherche de l'École de gestion de l'Université de Sherbrooke qui a obtenu la reconnaissance institutionnelle en 2009. Fort d’expertises variées et complémentaires, les thématiques de recherche du GReFA traitent des quatre grands segments de la finance : la finance de marché, d’entreprise, institutionnelle ainsi que les finances publiques. Il regroupe quatorze chercheurs réguliers de l’Université de Sherbrooke, ainsi que des chercheurs associés à d’autres universités (Université Laval, Université du Québec à Montréal, Université d’Ottawa, Concordia University, Université Paris1 Panthéon – Sorbonne, etc.) et des chercheurs issus du milieu de la pratique (Caisse de Dépôts et Placements du Québec, Autorité des Marchés Financiers, Hydro-Québec, etc.).

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Éléments de la finance responsable : une perspective multidimensionnelle



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